Spicilège by Marcel Schwob

(3 User reviews)   2029
Schwob, Marcel, 1867-1905 Schwob, Marcel, 1867-1905
French
Okay, so I just finished this wild little book from 1896 called 'Spicilège' by Marcel Schwob, and I need to talk about it. Forget everything you think you know about old books being stuffy. This is a collection of strange, beautiful, and often unsettling short pieces—part history, part fiction, part nightmare. It’s like opening a dusty cabinet of curiosities and finding pirate confessions, assassins' diaries, and the secret lives of forgotten saints all jumbled together. The main 'conflict' is between the polished surface of history and the bizarre, messy truth hiding underneath. If you like Borges, Poe, or just really weird stories that stick with you, you have to check this out.
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véritable biographie. On peut aujourd'hui étudier l'homme et son milieu. Quoique François Villon ait emprunté à Alain Chartier la plupart de ses idées morales, à Eustache Deschamps le cadre de ses poèmes et sa forme poétique; bien que, près de lui, Charles d'Orléans ait été un poète de grâce infinie et que Coquillart ait exprimé la nuance satirique et bouffonne du caractère populaire, c'est l'auteur des _Testaments_ qui a pris la grande part de gloire poétique de son siècle. C'est parce qu'il a su donner un accent si personnel à ses poèmes que le style et l'expression littéraire cédaient au frisson nouveau d'une âme «hardiment fausse et cruellement triste». Il faisait parler et crier les choses, dit M. Byvanck, jusque-là enchâssées dans de grandes machines de rhétorique qui branlaient sans cesse leur tête somnolente. Il transformait tout le legs du moyen âge en l'animant de son propre désespoir et des remords de sa vie perdue. Tout ce que les autres avaient inventé comme des exercices de pensée ou de langage, il l'adaptait à des sentiments si intenses qu'on ne reconnaissait plus la poésie de la tradition. Il avait la mélancolie philosophique d'Alain Chartier devant la vieillesse et la mort; la tendre grâce et les doux pensers d'exil du pauvre Charles d'Orléans, qui vit si longtemps éclore les fleurs des prairies d'Angleterre au jour de la Saint-Valentin; le réalisme cynique d'Eustache Deschamps; la bouffonnerie et la satire dissimulée de Guillaume Coquillart; mais les expressions qui, chez les autres; étaient des modes littéraires, paraissent devenir chez Villon des nuances d'âme; lorsqu'on songe qu'il fut pauvre, fuyard, criminel, amoureux et pitoyable, condamné à une mort honteuse, emprisonné de longs mois, on ne peut méconnaître l'accent douloureux de son œuvre. Pour la bien comprendre et juger de la sincérité du poète, il faut rétablir, avec autant de vérité qu'il est possible, l'histoire de cette vie si mystérieusement compliquée. I Il est impossible d'arriver à une certitude sur l'endroit où naquit François Villon, non plus que sur la condition de ses parents. Quant à son nom, il est probable qu'il faut accepter définitivement celui de François de Montcorbier. C'est ainsi qu'il figure sur les registres de l'Université de Paris. Une lettre de rémission lui donne le nom de François des Loges, et il devint connu sous celui de François Villon. On sait aujourd'hui que ce nom de Villon fut donné au poète par son père d'adoption, maître Guillaume de Villon, chapelain de l'église Saint-Benoît-le-Bétourné. Ce chapelain, suivant un usage du temps, portait le surnom de la petite ville d'où il était originaire, Villon, située à cinq lieues de Tonnerre. Sa nièce, Étiennette Flastrier, y demeurait encore après sa mort, en 1481. Villon nous dit qu'il était lui-même pauvre, de petite naissance; si l'on en juge par la ballade qu'il composa pour sa mère, c'était une bonne femme pieuse et illettrée. Il naquit en 1431, pendant que Paris était encore sous la domination anglaise. On ne sait à quelle époque maître Guillaume de Villon le prit sous sa protection et le fit étudier à l'Université; en mars 1449, il était reçu bachelier ès-arts et, vers le mois d'août 1452, il passa l'examen de licence et fut admis à la maîtrise. On peut, entre 1438 et 1452, se faire une idée assez juste de la manière de vivre et des relations du jeune homme. Il avait sa chambre dans l'hôtel de maître Guillaume de Villon, à la _Porte Bouge_, au cloître de Saint-Benoît-le-Bétourné. Probablement, malgré les accidents de son existence, il la conserva jusqu'à la fin de sa vie; car le dernier document qui nous ait transmis...

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Published in 1896, Spicilège isn't a novel. It's a cabinet of curiosities in book form. Marcel Schwob pulls together short biographies, historical anecdotes, and fictional fragments about an incredible cast of characters. You'll meet a medieval pirate king, a 17th-century assassin, and a host of obscure saints and scholars. Each piece is short, sharp, and packed with vivid detail.

The Story

There's no single plot. Instead, Schwob acts as a guide through the back alleys of history. He focuses on the outsiders, the criminals, the heretics, and the eccentrics that official records often ignore. One story might give you the inner thoughts of a pirate facing execution, while the next dissects the peculiar habits of a long-dead poet. The book jumps across centuries and continents, united by its fascination with the strange and the human.

Why You Should Read It

I loved this book for its sheer strangeness and its heart. Schwob doesn't judge his subjects; he tries to understand them. He finds poetry in a cutthroat's logic and tragedy in a fool's obsession. The writing is precise and atmospheric—you can almost smell the old parchment and dungeon damp. It reminds you that history is made of people, not just dates and events, and people are wonderfully, terribly weird.

Final Verdict

Perfect for readers who love short, potent stories and historical deep cuts. If you're a fan of writers like Jorge Luis Borges, Robert Louis Stevenson, or Angela Carter, you'll see their spiritual ancestor in Schwob. It's also great if you just want something completely different—a book you can dip in and out of, always finding something surprising. A true hidden gem.



🏛️ Legacy Content

This historical work is free of copyright protections. It is now common property for all to enjoy.

Edward Wilson
7 months ago

Solid story.

Anthony Clark
5 months ago

After finishing this book, the author's voice is distinct and makes complex topics easy to digest. I couldn't put it down.

Thomas Smith
2 months ago

I didn't expect much, but the content flows smoothly from one chapter to the next. Absolutely essential reading.

5
5 out of 5 (3 User reviews )

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