Le Livre des Mères et des Enfants, Tome I by Marceline Desbordes-Valmore

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Desbordes-Valmore, Marceline, 1786-1859 Desbordes-Valmore, Marceline, 1786-1859
French
If you think 19th-century French poetry is all stiff collars and grand declarations, Marceline Desbordes-Valmore will prove you wonderfully wrong. 'Le Livre des Mères et des Enfants' feels like finding a secret, tear-stained diary. It’s not about epic battles or political intrigue. The conflict here is quieter but just as fierce: the raw, terrifying, and beautiful love of a mother for her child. This is a woman writing about holding on tight in a world where loss was a constant shadow. It’s intimate, heartbreaking, and surprisingly modern in its emotional honesty. Forget the marble statues; this is poetry with a real, beating heart.
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pas, car sauvé ou blessé, c'est toujours dans vos bras que l'on tombe. Merci, mon Dieu, d'être partout où je serai! cette pensée me donnera du courage, et je n'aurai d'autre crainte que celle de vous déplaire. Après avoir prié, je lèverai ma tête vers vous pour recevoir dans les rayons du jour les baisers que vous envoyez à vos enfants. Bonsoir, mon Dieu! faites descendre la paix et le sommeil sur notre maison. C'est si doux de dormir comme les hirondelles dans leurs nids.» L'ÉCOLIER. Un tout petit enfant s'en allait à l'école. On avait dit. Allez!... il tâchait d'obéir; Mais son livre était lourd, il ne pouvait courir. Il pleure et suit des yeux une abeille qui vole. «Abeille, lui dit-il, voulez-vous me parler? Moi, je vais à l'école: il faut apprendre à lire; Mais le maître est tout noir, et je n'ose pas rire: Voulez-vous rire, abeille, et m'apprendre á voler?» «Non, dit-elle; j'arrive et je suis très-pressée. J'avais froid; l'aquilon m'a long-temps oppressée: Enfin, j'ai vu les fleurs, je redescends du ciel, Et je vais commencer mon doux rayon de miel. Voyez! j'en ai déjà puisé dans quatre roses; Avant une heure encor nous en aurons d'écloses. Vite, vite à la ruche! on ne rit pas toujours: C'est pour faire le miel qu'on nous rends les beaux jours.» Elle fuit et se perd sur la route embaumée. Le frais lilas sortait d'un vieux mur entr'ouvert; Il saluait l'aurore, et l'aurore charmée Se montrait sans nuage et riait de l'hiver. Une hirondelle passe: elle effleure la joue Du petit nonchalant qui s'attriste et qui joue. Et dans l'air suspendue, en redoublant sa voix, Fait tressaillir l'écho qui dort au fond des bois. «Oh! bonjour! dit l'enfant, qui se souvenait d'elle; Je t'ai vue à l'automne; oh! bonjour, hirondelle. Viens! tu portais bonheur à ma maison, et moi Je voudrais du bonheur. Veux-tu m'en donner, toi? Jouons.--Je le voudrais, répond la voyageuse, Car je respire à peine, et je me sens joyeuse. Mais j'ai beaucoup d'amis qui doutent du printemps; Ils rêveraient ma mort si je tardais long-temps. Non, je ne puis jouer. Pour finir leur souffrance, J'emporte un brin de mousse en signe d'espérance. Nous allons relever nos palais dégarnis: L'herbe croît, c'est l'instant des amours et des nids. J'ai tout vu. Maintenant, fidèle messagère, Je vais chercher mes soeurs, là-bas, sur le chemin. «Ainsi que nous, enfant, la vie est passagère, Il faut en profiler. Je me sauve.... A demain!» L'enfant reste muet; et, la tête baissée, Rêve et compte ses pas, pour tromper son ennui, Quand le livre importun, dont sa main est lassée, Rompt ses fragiles noeuds, et tombe auprès de lui. Un dogue l'observait du seuil de sa demeure. Stentor, gardien sévère et prudent à la fois, De peur de l'effrayer retient sa grosse voix. Hélas! peut-on crier contre un enfant qui pleure? «Bon dogue, voulez-vous que je m'approche un peu, Dit l'écolier plaintif? Je n'aime pas mon livre; Voyez! ma main est rouge, il en est cause. Au jeu Rien ne fatigue, on rit; et moi je voudrais vivre Sans aller à l'école, où l'on tremble toujours; Je m'en plains tous les soirs, et j'y vais tous les jours; «J'en suis très-mécontent. Je n'aime aucune affaire. Le sort des chiens me plaît, car ils n'ont rien à faire.» «Écolier! voyez-vous ce laboureur aux champs? Eh bien! ce laboureur, dit Stentor, c'est mon maître. Il est très-vigilant; je le suis plus, peut-être. Il dort la nuit, et moi j'écarte les méchants. J'éveille aussi ce boeuf qui, d'un pied lent, mais ferme, Va creuser...

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Marceline Desbordes-Valmore lived a life of incredible hardship—poverty, personal loss, and the struggle to survive as a woman and artist in post-revolutionary France. Le Livre des Mères et des Enfants is where she poured all that feeling. It's a collection of poems and prose pieces that orbit the central, blazing sun of maternal love. We don't follow a single plot, but a emotional journey through joy, fear, memory, and the desperate hope that a child will be safe in an uncertain world.

Why You Should Read It

This book shattered my expectations. Desbordes-Valmore writes with a directness that cuts through two centuries. Her love isn't a gentle, saintly thing; it's anxious, possessive, and fiercely protective. You feel the physical weight of a child in her arms and the chilling dread of an empty cradle. She gives voice to the quiet, often unspoken fears of parenthood with a rawness that feels completely contemporary. Reading her, you realize the fundamental fears and joys of caring for someone haven't changed at all.

Final Verdict

Perfect for readers who love intimate diaries, fans of lyrical but accessible poetry, and anyone curious about the real, emotional lives of women in history. If you've ever connected with the worries and wonders of loving someone more than yourself, you'll find a kindred spirit in Marceline. This isn't a dusty classic; it's a conversation with a profoundly feeling human being.



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Amanda Young
1 year ago

This book was worth my time since it provides a comprehensive overview perfect for everyone. I would gladly recommend this title.

5
5 out of 5 (11 User reviews )

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